« Je suis né sur une île riche en contrastes, le berceau de mon enfance. »
J'ai passé ma jeunesse loin de ma terre natale, au cœur des collines silencieuses de l'âme, dans des lieux d'une poésie naturelle. J'y ai découvert la chimie, puis les plantes, et c'est ainsi que j'ai renoué avec mes racines de parfumeuse. Je me suis alors lancée dans un long voyage, à la recherche constante du parfum comme mémoire olfactive, comme sens de la vie. Avec Meo Fusciuni, je souhaite raconter une histoire, donner un parfum à l'émotion. Chacune de mes créations est un fragment de ma vie ; chaque fragrance de la collection est le fruit d'une recherche et d'une création passionnées, jusque dans les moindres détails.
Le parcours d'un parfumeur est riche de nuances, et chacun vit son travail, sa destinée, comme s'il s'agissait de la seule voie valable. J'ai toujours employé le mot « recherche » dans mon travail et mes études, car c'est dans l'exploration quotidienne que la vie d'un parfumeur trouve son sens, son but.
La sensibilité olfactive est ce qui distingue mes créations de celles des autres ; elle est le fondement sur lequel j'ai bâti mon travail aujourd'hui ; elle est à la fois tangible et éthérée : tangible car elle s'enracine dans l'expérience – dans la sélection des matières premières les plus fines et l'élaboration du mélange parfait – grâce à la pratique, l'étude et la méthode ; éthérée car elle est la vie de chacun racontée différemment – dans mon cas, à travers les voyages, la poésie, la nature, la musique et l'art. Des connexions éthérées qui, en fin de compte, confèrent au parfum ce que j'appelle la mémoire olfactive de la vie. Un point final où un équilibre alchimique est atteint entre l'aspect matériel de ce travail – la chimie – et la poésie de la vie, sa dimension spirituelle.